Cela fait quelques temps que ce souvenir d'enfance a refait surface.
Ce poème que mon père m'avait récité un jour à table quand je n'avais pas encore dix ans, que lui même avait reçu de son grand-père paternel.
Je ne connais pas l'auteur. En cherchant sur la toile, je n'ai pas trouvé mais constaté qu'il y'a beaucoup de variantes... Je mets, ici, celle qui m'a été transmise.
Un jour qu'il faisait noir
Je vis sans voir
Un jeune vieillard
Assis debout sur une pierre en bois
Il lisait dans un livre fermé
A la lueur d'une chandelle éteinte.
Il me disait sans me parler.
Me connais-tu toi qui ne m'a jamais vu...
Et vous il vous parle ce poème...?

Quelle belle poésie quand elle nous fait bercer, même si les mots paraissent burlesques. L'essentiel est dans le coeur. Bise du jour El Linda.
RépondreSupprimer
Supprimer"l'essentiel est dans le coeur": c'est bien là que le poème et le souvenir de cet échange avec mon père résident.
bises vespérales bizak
Sympathique ton beau poème chez moi, merci El Linda et bonne fête
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
Supprimer
SupprimerMerci Bizak pour ton bon souhait, et je ne savais pas qu'hier était ma fête...
Ah Bizak, je viens seulement de comprendre le sens de "Bonnes fêtes"... que veux tu j'avais encore une fois la tête à l'ouest, dans les nuages...
Supprimerà toi aussi Bonnes fêtes.
Cela est remonté du fin fond de ma mémoire… j'ai dû entendre ou lire quelque chose de semblable il y a des années et des années....
RépondreSupprimerJ'ai dû sourire à l'époque…
Mais aujourd'hui, c'est prenant quelque part…
- je crois voir ce que je n'aurais jamais cru voir, percevoir l'impensable sans en être certain, voir se désespérer l'espoir, attendre le rien qui ne vient pas...
Ça va passer…
Faut juste le temps de se faire à l'idée que je vais appartenir à un pays d'extrémistes…
Supprimerça devait être le genre de poème qui se transmettait de bouches à oreilles, ce qui expliquerait les nombreuses versions... avec l'oxymore comme figure de style où chacun y apportait la sienne...
je m'étais arrêtée à l'époque, sur le "Me connais-tu, toi qui ne m'a jamais vu"
et j'ai associé cette phrase à celle d'un passage de ton livre où tu dis "un jour, je l'ai rencontrée et j'ai su que c'était Elle..."
ce qui se passe aujourd'hui est préoccupant.
Serons nous capable de tirer les leçons du passé? Il m'arrive souvent de penser à la citation de L.Tardieu: " Qu'est-ce qui est le plus dangereux: se souvenir ou oublier?"...
Ah oui, cette intuition de l'autre déjà là en nous....
SupprimerCela aurait pu être une autre.... que je n'ai pas croisée....
Ainsi de cette chanson de Gérard Darmon : "Finalement"....
Finalement, finalement
J' n'ai pas été à cette soirée
Où je devais te rencontrer
On n'a pas eu
Le même regard
On n'a pas eu
Le cœur battant
Finalement, c'est peut-être mieux
Notre histoire d'amour n'a pas eu lieu
Notre histoire d'amour
N'existe pas
Finalement, finalement
On a joué à être absent
(...)
Supprimerje vais méditer tout cela...
Quel étrange poème, en effet... Faut-il en comprendre le sens ? Ou bien juste le lire, le réciter, et se laisser bercer par les mots ?... Pourquoi toujours vouloir trouver un sens ? En tous cas, pour toi, El Linda, il est chargé d'un doux souvenir, et c'est cela qui importe. :-)
RépondreSupprimerBonne soirée à toi.
RépondreSupprimeren tout cas, j'aime me laisser bercer par ce poème, son étrangeté justement, et pour le souvenir d'un moment complice, d'échange avec mon père.