J'ai envie d'en parler.
De cette lecture entamée un après midi au soleil,
dressant le portrait d'une femme
Pourrait-il en être autrement?
J'ai envie de vous faire partager,
cette lecture qui m'a accompagnée jusque tard dans la nuit
d'une femme parlant d'une autre femme.
Au fond c'est cela qui me touche le plus.
J'ai envie de vous faire aimer ce livre,
(un peu comme cette auteure a tenté de le faire avec son lecteur),
cette biographie – hommage par Marie Darrieussecq, de cette femme Paula
Becker, née à Dresde en 1876, contemporaine de Rilke, artiste peintre à la
carrière courte car fauchée par la vie...
très peu connue en France, une injustice, alors que Paris comptait
beaucoup pour elle, constituait son ancrage artistique, à la fois source d'inspiration
et de son perfectionnement.
Oui j'ai envie de vous dire un mot de ce livre.
Tout simplement parce qu'il est question de femme, d'Allemagne, de peinture,
d'art, de désir flou de maternité, de difficulté à concilier quelque fois une vie de
famille et sa quête intérieure, que j’ai aimé tout simplement être en compagnie
de ses deux femmes.
J’espère que votre curiosité vous donnera envie d’aller parcourir
ses toiles au-delà de ce que je vous peins là – sur la toile ou même en vous rendant au Musée d’Art moderne à
Paris qui lui consacre en ce moment jusqu’en août de cette année sa première
monographie.
Elle, Paula Becker avait sa touche personnelle, fut la première
femme à s’autoportraitiser nue, acte à la fois audacieux , original et incroyablement moderne pour
l’époque.
Je vous laisse ici en compagnie de quelques uns de ces tableaux
avec quelques citations extraites du livre.
J'ai écrit cette biographie à cause de ce
dernier mot.
Parce que c'était dommage.
Parce que cette femme que je n'ai pas connue me manque. Parce que j'aurais voulu qu'elle vive. Je veux montrer ses tableaux. Dire sa vie. Je veux lui rendre plus que la justice: je voudrais lui rendre l'être-là, la splendeur. (p. 137)
Parce que c'était dommage.
Parce que cette femme que je n'ai pas connue me manque. Parce que j'aurais voulu qu'elle vive. Je veux montrer ses tableaux. Dire sa vie. Je veux lui rendre plus que la justice: je voudrais lui rendre l'être-là, la splendeur. (p. 137)
Chez Paula il y a de vraies femmes. J'ai envie
de dire des femmes-enfin nues- : dénudées du regard masculin. Des femmes qui ne
posent pas devant un homme, qui ne sont pas vues par le désir, la frustration,
la possessivité, la domination, la contrariété des hommes. (p.117-118)
Les femmes n'ont pas de nom. Elles ont un prénom. Leur nom est un prêt transitoire, un signe instable, leur éphémère. Elles trouvent d'autres repères. Leur affirmation au monde, leur "être là", leur création, leur signature, en sont déterminés. Elles s'inventent dans un monde d'hommes, par effraction. (p42)
Ici une pensée pour Otto, veuf deux fois de deux jeunes épouses, laissé deux fois père avec une très petite fille qui réclame la mère et le lait.(p141)
Elsbeth et Mathilde, les deux petites filles, les deux demi-soeurs, les deux vieilles dames, ont fini leur vie ensemble à Brême. Elles avaient eu chacune des métiers dans l'assistance et le soin. (p141)
Ici une pensée pour Otto, veuf deux fois de deux jeunes épouses, laissé deux fois père avec une très petite fille qui réclame la mère et le lait.(p141)
Elsbeth et Mathilde, les deux petites filles, les deux demi-soeurs, les deux vieilles dames, ont fini leur vie ensemble à Brême. Elles avaient eu chacune des métiers dans l'assistance et le soin. (p141)






Il est très émouvant ton texte,El Linda. On sent un besoin de dire, de montrer que beaucoup d'artistes et non des moindres en ce monde nous sont inconnues, principalement des femmes et qu'il faut vite réparer cette injustice et particulièrement les femmes. J'ai écrit un billet sur Anna Boch, une peintre inconnue alors que c'était grâce à elle que Van Gogh, l'éminent peintre hollandais s'était fait connaître.
RépondreSupprimerhttps://bi-zakarium.blogspot.fr/search/label/peintre
Merci El Linda.
Bisous
SupprimerJ'irai tout à l'heure lire ton billet Bizak. Tu vises juste en parlant de vouloir "réparer" l'injustice envers certain(e)s artistes. c'est vraiment ce qu'a tenté l'auteure de cette biographie, choquée d'avoir su beaucoup de peintures de Paula Becker stockées dans les sous sols des musées. Bonne soirée.
Tu as raison, El Linda, de nous parler de ce livre racontant l'histoire de cette femme. Tu m'as donné l'envie de la connaître davantage. J'aime moi aussi faire découvrir et partager mes lectures et coups de coeur.
RépondreSupprimerBelle soirée à toi. Bisous.
SupprimerJe suis contente d'avoir éveillée ta curiosité Françoise. Merci d'être venue me le dire. Merci aussi pour tes partages de lecture. Je t'embrasse. Voilà près de deux semaines que je voulais sans possibilité de le faire...!
J'ai lu un billet sur un autre blog, à propos de ce livre. Apparemment il a beaucoup de succès.
RépondreSupprimerTu en parles très bien.
Les extraits et les tableaux sont bien choisis.
Bisous célestes
¸¸.•*¨*• ☆
SupprimerJe me méfie des livres "à succès".
Mais celui-ci m'a attirés d'emblée par sa couverture, son titre... et et surtout par tout le bien qu'en a dit la libraire...
bises étoilées.
RépondreSupprimerà tous les trois ...
veuillez m'excuser pour ce long silence... mon ancien PC a rendu l'âme.
Me revoilà enfin!
Quelle joie ! Je me demandais ce qui t'était arrivé !
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆
Je voulais te remercier personnellement pour tes petites mots poétiques posés sur mon blog quand je n'allais pas très bien.
Supprimermerci du fond du coeur El Linda. C'était très délicat.
Je t'embrasse
¸¸.•*¨*• ☆
Moi aussi je t'embrasse!
SupprimerAprès la pluie, le beau temps c'est une loi de la Nature.
:-)))
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