L'étang obscur: ce fut un
des tous premiers poèmes que j'écrivis, peu de temps après que la
poésie fut entrée en mon cœur...
Un matin, j'eus envie au fil de
l'eau, au fil de soi(e), au fil de l'encre d' écrire dans cette langue
qui est une langue à part entière, magique pour mettre en lumière,
en image l'invisibilité du monde... des émotions qu'on garde au
fond de soi.
Le bonheur
en poésie, c'est quand un texte est lu sans support visuel, un peu à
la manière d'une chanson, car c'est là que celui
qui écrit peut donner, en jouant avec les homonymes ,à celui qui
reçoit plusieurs façons d'entendre le texte. L'écriture du texte
, oblige forcément à statuer sur le choix d'un mot plutôt qu'un
autre et par le respect des règles de grammaire, l'orthographe du
mot, trace la voie, donne le sens, soulève toute ambiguïté...
Ce qui m'a
plu, je crois, en découvrant cela (pouvoir jouer sur l'homonymie), dans un moment où j'intégrais
en moi l'importance des manières diverses et variées de concevoir
la vie, c'est de laisser l'autre libre de faire sien le texte, de ne
pas imposer une direction.
Ce texte a
été écrit dans le cadre d'un atelier d'écriture. Il s'agissait
d'écrire sur le thème suivant « L'étang bordé de roseaux »
J'ai cherché
des homonymes autour de ces trois mots...
Le poème est
le suivant :
L'étang obscur
M’asseoir,
tant de soirs, au bord
Et broder
au fil de l’eau
Les temps
qui s’écoulent
Et me
séparent de toi.
Pleine
d’espoir, sans barque, s’invitent
Mes songes
les plus immondes.
Mais, ici,
je ne crains ni la nuit, ni la pluie.
Je sais,
amoroso, que de l’autre coté,
Derrière
ce rideau de brume,
Patient,
tu m’attends sans bruit.
Au vent
caressant qui descend,
Je
m’étends, je les entends.
Le murmure
des roseaux qui susurrent ta présence
Tout
contre mes hanches, ils se penchent.
Auprès
d’eux, je m’épanche.
Ce soir,
en surabondance.
Je perds
pied.
Mais ici,
avec toi dans le cœur,
Je n’ai
plus peur.
Bordée
jusqu’au cou,
Je
m’enfonce dans ce drap humide et froid.
M’abandonne à la nuit qui m'envahit
et,
sous le
regard complice des étoiles,
délivre
Mon âme
aux rose-eaux.
Je dédie ce poème, tout d'abord, à Elisanne, qui par sa photo postée hier m'a
donné envie de le donner en partage...
Je l'offre
également à tous les amoureux de la poésie, aux romantiques...
Ne soyez pas
inquiet(e)s, si je ne réponds pas tout de suite à vos commentaires.
Mon travail me demande beaucoup d'efforts et de temps en ce moment.
J'espère
revenir bientôt à l'écriture brodée main.
Sachez que
je pense à vous, même si je viens de moins en moins commenter chez
vous.

Ce poème est tout en grâce et en délicatesse
RépondreSupprimerIl te ressemble, et j'aime beaucoup la façon dont tu tisses les mots entre eux.
Prends ton temps, ElLinda; nous ne sommes pas pressés. ;-)
¸¸.•*¨*• ☆
Venant de toi, la magicienne des mots qui les rend si étincelants, ce compliment me fait du bien.
SupprimerBises filantes.
Coucou. Contente de lire ce poème ce matin. Tout en douceur, en bruissement, au bord de l'eau. Avec l'être aimé au fond du coeur, dans les roseaux et dans le souffle du vent. Merci pour ce joli moment et pas de soucis, les blogs demandent du temps. Et il faut savoir prendre son temps! Bises alpines
RépondreSupprimerc'est si vrai Dédé, que les blogs demandent du temps, de la présence et une certaine réciprocité dans l'échange qui me fait en ce moment terriblement défaut...
SupprimerDélicate poésie bercée par le bruissement de l'eau et du vent dans les roseaux qui murmurent mille et une émotions .
RépondreSupprimerBienvenue à toi Marie, je suis ravie des mille et une émotions que cette poésie a suscité en toi...
SupprimerUne poésie tout en dentelle légère, fine et délicate. Les roseaux sont là, la brume nous enveloppe et les derniers rayons de soleil nous réchauffe la nuque.
RépondreSupprimerEt sur l'autre rive, un cortège de promesses...
J'étais sur le bord de la Loire l'espace d'un instant. Un bonheur.
Bises ligériennes.
Heureuse d'avoir pu le temps d'un instant te transporter au bord de la Loire, t'envelopper de bonheur. Sache que ta poésie, si sensible est une véritable caresse à mon âme.
SupprimerTes premiers pas en poésie sont des pas de danse où la lumière croise l'ombre et dessinent ensemble le jardin d'où se répandent les fragrances de tes mots cueillis et posés pour notre bon plaisir. Bisous la poétesse aux passages éclairs.
RépondreSupprimerCher ami poète, je ne me lasse pas de ta poésie qui surgit partout, dans le moindre de tes mots, de tes commentaires, là pour enchanter le monde, mon monde... et si ce soir ils se mettaient ensemble à danser sous les étoiles? je t'embrasse
SupprimerA quand un petit poème parsemé de pluie et de tendresse chère poétesse.
SupprimerJe t'embrasse, chère amie
merci pour ce poème-cadeau ! les écrire et les lire procurent tant de bon en soi
RépondreSupprimertout est dit, chère Mel... les écrire procure tant de bon en soi! Merci.
SupprimerIl est très beau ce poème
RépondreSupprimertout en sonorités qui se répondent
Supprimerà ce jeu des sonorités, tu es très fort...
à celles de ce poème qui se répondent, je voulais qu'elles ouvrent sur un "chant" de possibles (interprétations)...
Chère El Linda, tu es priée de passer sur le chemin des hirondelles, répandre des clairs de lune qui manquent tant aux arbres, aux fleurs, et aux ruisseaux.
RépondreSupprimerMes amitiés ElLinda
Je suis touchée, Bizak par tant de tendresse. Entre les impératifs du quotidien, je me suis laissée aspirer par l'histoire de l'univers, son origine, le discours des amoureux des sciences... Merci pour ta présence indéfectible, tes encouragements, mine de rien à remettre les doigts dans l'encrier. ça fait plaisir. Je t'embrasse de mille éclats de lune.
SupprimerJe suis venue te dire que tu me manques... 🦋
RépondreSupprimer¸¸.•*¨*• ☆
merci de me le dire... l'hiver n'en finit pas de durer...
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