dimanche 21 janvier 2018

Mes premiers pas en poésie



L'étang obscur: ce fut un des tous premiers poèmes que j'écrivis, peu de temps après que la poésie fut entrée en mon cœur...
Un matin, j'eus envie au fil de l'eau, au fil de soi(e), au fil de l'encre d' écrire dans cette langue qui est une langue à part entière, magique pour mettre en lumière, en image l'invisibilité du monde... des émotions qu'on garde au fond de soi.
Le bonheur en poésie, c'est quand un texte est lu sans support visuel, un peu à la manière d'une chanson, car c'est là que celui qui écrit peut donner, en jouant avec les homonymes ,à celui qui reçoit plusieurs façons d'entendre le texte. L'écriture du texte , oblige forcément à statuer sur le choix d'un mot plutôt qu'un autre et par le respect des règles de grammaire, l'orthographe du mot, trace la voie, donne le sens, soulève toute ambiguïté...
Ce qui m'a plu, je crois, en découvrant cela (pouvoir jouer sur l'homonymie), dans un moment où j'intégrais en moi l'importance des manières diverses et variées de concevoir la vie, c'est de laisser l'autre libre de faire sien le texte, de ne pas imposer une direction. 

Ce texte a été écrit dans le cadre d'un atelier d'écriture. Il s'agissait d'écrire sur le thème suivant « L'étang bordé de roseaux » 

J'ai cherché des homonymes autour de ces trois mots...


Le poème est le suivant :

L'étang obscur



M’asseoir, tant de soirs, au bord
Et broder au fil de l’eau
Les temps qui s’écoulent
Et me séparent de toi.

Pleine d’espoir, sans barque, s’invitent
Mes songes les plus immondes.

Mais, ici, je ne crains ni la nuit, ni la pluie.

Je sais, amoroso, que de l’autre coté,
Derrière ce rideau de brume,
Patient, tu m’attends sans bruit.

Au vent caressant qui descend,
Je m’étends, je les entends.
Le murmure des roseaux qui susurrent ta présence

Tout contre mes hanches, ils se penchent.
Auprès d’eux, je m’épanche.
Ce soir, en surabondance.

Je perds pied.
Mais ici, avec toi dans le cœur,
Je n’ai plus peur.

Bordée jusqu’au cou,
Je m’enfonce dans ce drap humide et froid.

M’abandonne à la nuit qui m'envahit
et,
sous le regard complice des étoiles,
délivre
Mon âme aux rose-eaux.



Je dédie ce poème, tout d'abord, à Elisanne, qui par sa photo postée hier m'a donné envie de le donner en partage...
Je l'offre également à tous les amoureux de la poésie, aux romantiques...

Ne soyez pas inquiet(e)s, si je ne réponds pas tout de suite à vos commentaires. Mon travail me demande beaucoup d'efforts et de temps en ce moment. 


J'espère revenir bientôt à l'écriture brodée main.


Sachez que je pense à vous, même si je viens de moins en moins commenter chez vous.



Belle lecture.

19 commentaires:

  1. Ce poème est tout en grâce et en délicatesse
    Il te ressemble, et j'aime beaucoup la façon dont tu tisses les mots entre eux.
    Prends ton temps, ElLinda; nous ne sommes pas pressés. ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Venant de toi, la magicienne des mots qui les rend si étincelants, ce compliment me fait du bien.
      Bises filantes.

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  2. Coucou. Contente de lire ce poème ce matin. Tout en douceur, en bruissement, au bord de l'eau. Avec l'être aimé au fond du coeur, dans les roseaux et dans le souffle du vent. Merci pour ce joli moment et pas de soucis, les blogs demandent du temps. Et il faut savoir prendre son temps! Bises alpines

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    1. c'est si vrai Dédé, que les blogs demandent du temps, de la présence et une certaine réciprocité dans l'échange qui me fait en ce moment terriblement défaut...

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  3. Délicate poésie bercée par le bruissement de l'eau et du vent dans les roseaux qui murmurent mille et une émotions .

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    1. Bienvenue à toi Marie, je suis ravie des mille et une émotions que cette poésie a suscité en toi...

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  4. Une poésie tout en dentelle légère, fine et délicate. Les roseaux sont là, la brume nous enveloppe et les derniers rayons de soleil nous réchauffe la nuque.
    Et sur l'autre rive, un cortège de promesses...
    J'étais sur le bord de la Loire l'espace d'un instant. Un bonheur.
    Bises ligériennes.

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    1. Heureuse d'avoir pu le temps d'un instant te transporter au bord de la Loire, t'envelopper de bonheur. Sache que ta poésie, si sensible est une véritable caresse à mon âme.

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  5. Tes premiers pas en poésie sont des pas de danse où la lumière croise l'ombre et dessinent ensemble le jardin d'où se répandent les fragrances de tes mots cueillis et posés pour notre bon plaisir. Bisous la poétesse aux passages éclairs.

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    1. Cher ami poète, je ne me lasse pas de ta poésie qui surgit partout, dans le moindre de tes mots, de tes commentaires, là pour enchanter le monde, mon monde... et si ce soir ils se mettaient ensemble à danser sous les étoiles? je t'embrasse

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    2. A quand un petit poème parsemé de pluie et de tendresse chère poétesse.
      Je t'embrasse, chère amie

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  6. merci pour ce poème-cadeau ! les écrire et les lire procurent tant de bon en soi

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    1. tout est dit, chère Mel... les écrire procure tant de bon en soi! Merci.

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  7. Il est très beau ce poème
    tout en sonorités qui se répondent

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    1. à ce jeu des sonorités, tu es très fort...
      à celles de ce poème qui se répondent, je voulais qu'elles ouvrent sur un "chant" de possibles (interprétations)...

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  8. Chère El Linda, tu es priée de passer sur le chemin des hirondelles, répandre des clairs de lune qui manquent tant aux arbres, aux fleurs, et aux ruisseaux.
    Mes amitiés ElLinda

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    1. Je suis touchée, Bizak par tant de tendresse. Entre les impératifs du quotidien, je me suis laissée aspirer par l'histoire de l'univers, son origine, le discours des amoureux des sciences... Merci pour ta présence indéfectible, tes encouragements, mine de rien à remettre les doigts dans l'encrier. ça fait plaisir. Je t'embrasse de mille éclats de lune.

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  9. Je suis venue te dire que tu me manques... 🦋
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. merci de me le dire... l'hiver n'en finit pas de durer...

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