J'accompagne l'enfant dans son sommeil
le contemple longuement, les yeux ouverts, les yeux fermés.
Au bout de quelques secondes mes paupières s'ouvrent;
- je suis surprise qu'il me regarde!
Et puis c'est à mon tour de le surprendre.
Ces battements de cils nous mènent à un rire complice
qui se renouvelle chaque fois que nous espaçons la manigance.
Tantôt l'un, tantôt l'autre.
Puis le calme revient.
J'accompagne l'enfant dans son sommeil.
Mes pensées défilent, parcourent l'enfance, interroge la sienne.
Qu'ai-je fait aujourd'hui qui l'aidera à grandir, à aimer, à être un militant du bien
Qu'ai-je fait hier qui l'aurait meurtri, assombri... que jamais je ne pourrai réparer!
Suis-je à la hauteur de ce petit bout?
Je le contemple les yeux ouverts.
Ne crois pas mon enfant que tu sois seul à apprendre des grands.
Les grands apprennent beaucoup des petits.
Tu m'as donné des choses bien précieuses dans ce monde: comme ce regard adouci que je peux porter à présent à l'égard de mes parents, une certaine souplesse, je crois, une joie sans nom à jouer à des jeux d'enfants.
Non ne crois pas que nous n'avons plus rien à apprendre.
Souviens-t'en!

Vous avez raison : les grands apprennent beaucoup des petits.
RépondreSupprimerBienvenue sur cette espace Bonheur du Jour, c'est là une clé de joie, d'émerveillement, de bonheur d'apprendre à écouter les enfants. merci de vous être arrêtée quelques instants chez moi...
SupprimerQuel merveilleux texte, ElLinda !
RépondreSupprimerQui me touche au delà de ce que tu peux imaginer;
Suis-je à la hauteur de ce petit bout?
n'en doute pas. Cet enfant a une maman poétesse. C'est très beau, le cadeau que tu lui fais.
Je t'embrasse
¸¸.•*¨*• ☆
je suis touchée à mon tour que ce poème te touches infiniment... c'est qu'il parle sans doute à l'enfant qui sommeille toujours en chacun de nous. Merci pour ton éloge maternel.
SupprimerQu'ils sont beaux tous ces mots que tu répands comme un éventail de bercements mélodiques. Ton coeur de mère est une douceur et il s'offre comme un printemps à tes anges.
RépondreSupprimerMerci EL Linda ce poème éblouissant.
Bisous poétesse
c'est beau comme expression "un éventail de bercements mélodiques". Je m'en souviendrai quand je leur chantonnerai de douces mélodies. Merci, cher ami poète.
RépondreSupprimerBises mélodieuses.
Que c'est beau... ces mots si bien posés sur ta page.
RépondreSupprimerTrès ému à le lire, Papa depuis 30 ans, je vais être Grand-Papa pour la première fois, alors forcément je suis touché.
Je suis ravie pour cet heureux évènement!
SupprimerHeureusement que les enfants sont là pour nous apprendre, comme eux, à toujours toujours nous émerveiller. On ne soupçonne jamais assez la générosité qui se trouve dans le cœur des enfants...
Les enfants sont le sel de nos vies et le sucre de nos meilleurs instants. Merci pour ce beau texte, éloge à l'enfance insouciante qui donne sans compter et qui ne reprend rien. Bises alpines.
RépondreSupprimerils sont le sucre de nos meilleurs instants... c'est si joliment dit. Bises printanières.
SupprimerCe texte, en forme poétique, est un petit bijou.
RépondreSupprimerj'aime beaucoup l'expression « être militant du bien »
l'enfant nourrit l'homme/femme que nous sommes afin qu'en retour il reçoive la manne de nos aspirations amoureuses de nos grandissements.
Être à la hauteur ? C'est peut-être s'accroupir devant notre enfant.
oui, commencer par s'accroupir face à l'enfant quand on s'adresse à lui, me paraît, maintenant que tu le dis, être d'une grande sagesse, d'une forme de considération, d'attention à son égard.
SupprimerC est beau. J étais bercée par tes mots et cette conscience de l instant, à savoir ce qu on se donne et ce qu on se pardonne d adulte à enfant.
RépondreSupprimerQuel plaisir de te revoir passer par là, Mel! Ton commentaire sensible fait parler mon poème bien au delà de ce que j'imaginais et je m'en réjouis.
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