Au
levant régnait hier, un froid piquant sur la plaine Vélizienne.
Sous
un ciel presque brumeux, grisonnant de novembre.
Quoi !
Nulle
morosité, pas même quelques traces d'embruns en cette saison.
L'automne
et sa lumière ont un charme inouï,
Quand
ils restituent, à nos yeux, avec ces feuilles jaunes rutilantes,
Le
solde de l'été.
Les
avez-vous vues ces torches flamboyantes, teintées d'or,
encercler,
embraser la cité ?
Nous
nous croyons sans relâche les maîtres et possesseurs de ce monde !
Si
bien des choses entrent en notre possession,
Le
paysage, sa lumière y échappent fort heureusement !
Abandonner
– être abandonné
Séduire
- être séduit
Quelle
différence ?
Posséder
-être possédé...
Posséder
n'est pas vivre.
J'aime
relire et partager à l'envi cette citation
« Etre
vivant, c'est être vu, entrer dans la lumière d'un regard aimant »
Les
arbres, eux aussi, mieux que certains êtres portent ce regard.

Les lumières de l'automne éclairent de leurs torches les espoirs enivrés de l'été...
RépondreSupprimerMerci Marie pour cette belle métaphore qui vient étoffer un peu plus le poème.
SupprimerFlamboyant spectacle qui éclaire l'angoisse grise qui nous fait sombrer dans la terre lourde de l'hiver proche. Mais que c'est beau!
RépondreSupprimerMais ne nous somme que spectateur, tu as raison, cette toile tendue devant nos yeux n'est pas a nous. Nous ne possédons rien d'autre que notre arrogance, une fierté mal placée qui donne la nausée.
reste cette beauté éphémère, sans cesse renouvelée... c'est bien qu'elle n'appartienne à personne.
j'aime beaucoup cette idée (qui n'est pas de moi) que le paysage ne nous appartient pas et je suis contente que tu l'aies soulevé… Tentons dans les années à venir de ne point trop le dénaturer par nos excès, notre folie consumériste...
SupprimerL'automne est la saison des métaphores...
RépondreSupprimerLes poètes y puisent l'or de leurs mots, et la pourpre de leurs émotions.
Et tu y réussis parfaitement :-)
•.¸¸.•*`*•.¸¸✿
Vois tu, voila plusieurs automnes où mon regard percevait davantage les tons rouge orangé. c'est la première année où les feuilles jaunes de l'automne accrochent autant mon regard. Le rendu est juste magnifique...
SupprimerCoucou douce poétesse. Heureusement que nous ne pouvons pas posséder le paysage, heureusement que les splendeurs de la nature appartiennent à tout le monde, heureusement qu'il y encore des poètes qui célèbrent les beauté de ce monde. Heureusement que l'automne existe, pour que le printemps revienne un jour. Bises alpines et belle soirée.
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SupprimerJ'apprécie aussi de plus en plus le printemps qui enchante la vue, mais aussi dégage de ces senteurs...
Du charme joliment serti dans la profondeur de ces mots, d'où émane la lumière qui festonne pour nos yeux ébahis.
RépondreSupprimerBisous amie poétesse
un charme qui est venu jusqu'à toi... Cela me ravit. Bises automnales.
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