Par différents biais, j'ai découvert cet immense écrivain.
En France elle est complétement tombée dans l'oubli.
Avec Jane Austen, les soeurs Bronté, elle vient compléter la liste des écrivaines anglaises.
Je suis ravie d'avoir découvert que Mona Ozouf en a fait une présentation dans un roman qu'elle a intitulé " L'autre George", en référence à George Sand dont Eliot éprouvait une vive admiration....
J'aime beaucoup Mona Ozouf.C'est une dame élégante, intelligente qui impose le respect.
En fait, ce que j'aime beaucoup c'est la façon surtout dont Mona Ozouf revient sur son enfance avec la découverte et sa première approche de cet auteur: une enfance bretonne, quelque peu solitaire, entourée de sa mère et grand-mère, des femmes fortes, de livres aussi; ceux des bibliothèques très distinctes du père et de la mère.Elle évoque avec beaucoup de reconnaissance les qualités digressives de son professeur de français qui avait mis dans leurs mains le nom d'une des héroïnes des romans de George Eliot afin de s'armer pour la vie future.
J'aime énormément entendre des récits de vie des parcours des gens que je rencontre.
Et je suis toujours émue quand revient dans bon nombre de ces récits le thème de la "reconnaissance" éprouvée envers telle ou telle personne croisée dans une vie , cette reconnaissance remontée à la conscience, souvent bien des années après.
Le premier récit vient de mon père.
Abandonné très jeune et livré à lui -même, il ne savait pas encore lire et écrire à l'âge de douze ans. Il m' a souvent raconté qu'il avait eu de la chance de rencontrer un professeur qui croyait en lui qui le gardait après la classe pour lui faire rattraper son retard. Il m' a toujours dit qu'il lui devait beaucoup.
" Tu as plus d'un père et d'une mère" disait Novalis...
"Je crois en toi"
est la plus belle parole d'amour que l'on puisse recevoir de l'aimé!




Comme toi, j'attache beaucoup d'importance à « la reconnaissance », que je formule plus précisément par « la gratitude ». Les deux vont ensemble, ils s'interpénètrent. D'ailleurs c'est le fil rouge du livre que j'ai écrit « le passage se crée ».
RépondreSupprimerCe qui nous fait humains en relation, c'est probablement cela. Cette capacité d'aller vers la perception de plus en plus aiguë et élargie de toutes les belles et bonnes personnes qui nous ont accompagnés dans l'accomplissement et le surgissement de notre vie.
À mesure que le temps passe je me dis que je pourrais écrire un deuxième tome, tant je les vois surgir de plus en plus nombreuses dans ma mémoire et dans mon cœur.
Hommage soit rendu à ton père pour ce premier récit.
Oui, " Le passage se crée" ! J'ai cet ouvrage. Je vais d'ailleurs relire quelques lettres. C'est une démarche inspirante que celle de "répertorier" ( ce n'est pas le mot exact que je cherche) les personnes qui ont compté dans notre vie.....
SupprimerTon billet est remarquable par sa justesse : c'est tellement important de donner confiance à un enfant. C'est ce que j'ai essayé toute ma vie de faire avec mes élèves, mes enfants, et je comprends très bien la gratitude que l'on peut avoir envers une personne qui nous a donné cette confiance. J'ai écrit un hommage à un professeur de français (moi aussi) qui m'a tout appris sur l'écriture et la littérature.
RépondreSupprimerEt ces phares qui ont croisé nos chemins, de bien belles et bonnes personnes comme dit Alain.
Merci pour ce billet inspirant.
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Merci Célestine. Il y' a chez moi également quelques professeurs auxquels je pense encore aujourd'hui.
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