Janvier est revenu. Ne crains rien, noble femme !
Qu'importe l'an qui passe et ceux qui passeront !
Mon amour toujours jeune est en fleur dans mon âme ;
Sois toujours grave et douce, ô toi que j'idolâtre ;
Que ton humble auréole éblouisse les yeux !
Comme on verse un lait pur dans un vase d'albâtre,
Emplis de dignité ton cœur religieux.
Brave le temps qui fuit. Ta beauté te protège.
Brave l'hiver. Bientôt mai sera de retour.
Dieu, pour effacer l'âge et pour fondre la neige,
Nous rendra le printemps et nous laisse l'amour.

C'est à ce genre de poème que l'on se rend compte de l'intelligence relationnelle toute en délicatesse de Victor Hugo, par rapport à la goujaterie d'un Ronsard...
RépondreSupprimerJ'avais disserté sur le sujet naguère.
https://celestinetroussecotte.blogspot.com/2017/10/icones-au-clash.html
Bref, tout cela pour te dire que j'aime beaucoup ce texte d'Hugo.
Bisous ma poétesse
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
J'ai lu ton texte avec régal! Tu as tellement raison! Pourtant Ronsard avec d'autres me ramène à mon année de seconde et à de beaux souvenirs avec une professeur de français exceptionnelle. Il fallait la voir , elle passionnée de théâtre quand elle lisait Gargantua!!!! Nous pouvions nous empêcher de rire.... Rabelais faisait partie de ces autres....
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