mardi 20 octobre 2015

A regarder les étoiles.


Je n'ai aucune image de toi dans mes souvenirs. 
Celles de ton visage, je les ai vues par la suite dans les albums de photos de la famille, dans cet article de journal relatant le drame. 
Sur cette photo, en pleine rue tu es agenouillé, je suis tout contre toi, tu m'entoures de tes bras.
Je suis une petite fille heureuse.
Ma mère me dit souvent que j'étais toujours collée à toi, je t'étais très attachée.

Je n'ai aucun souvenir visuel de toi.
Et pourtant, en moi tu demeures  quelque part. 
Dans la mémoire de mon corps, inscrit dans mes ressentis.
Je le sais à présent.

Je n'ai pas tout à fait quatre ans. 
Je me suis souvenue tout à l'heure en couchant les enfants de cette nuit , de ces nuits où je me levais en pleine nuit pour regarder le ciel étoilé.
C'est peut être toi que je cherchais. 
parce qu'on m'avait dit, qu'ici, désormais tu résiderais.

C'est sans doute toi que je cherchais, 
car tu devais me manquer...


5 commentaires:

  1. Magnifique poème où nos réminiscences intimes remontent en nous et nous disent des mots qui adoucissent notre coeur. Bonne journée El Linda

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  2. oui, c'est ça Bizak, des souvenirs enfouis qui remontent à la surface, de vagues en vague à l'âme et qui se mettent tout à coup à déborder et soulagent le coeur.

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  3. Beau et émouvant....
    Que dire de plus.... Parfois la beauté d'un texte poétique invite au silence et à la méditation...
    Comme une contemplation

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  4. Merci d'être passé par là pour me le dire.
    Cela m'a soulagé le coeur de pouvoir transformer en mots, une pluie intérieure de maux...

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  5. Les mots sont apaisants et il est bon de les laisser sortir de soi, j'en sais quelque chose...

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