J'ai voulu ce matin de rapporter des roses
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds serrés n'ont pu les contenir
Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées.
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir;
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Marceline Desbordes-Valmore
Poésies inédites, dernier recueil (1860)

Magnifique poème. En lisant le titre j'ai tout de suite pensé au grand poète persan Saadi, mais c'est cette magique poétesse Marceline Desbordes-Valmore qui en était l'auteur et il est sublime.
RépondreSupprimerJ'ai relevé un extrait sur elle: Comme Saadi, Marceline estime que l’amour se cristallise dans la pensée humaine et est ultimement destiné à être le ressort de la perfection morale.
Merci Elinda pour ce poème que je ne connaissais pas
merci pour ces précisions Bizak. je n'avais pas encore fait le lien entre Saadi et Marceline Desbordes-Valmore.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup ce poème. Je l'avais d'ailleurs mis sur mon tout premier blog "Un coeur qui bat". J'ai du plaisir à le relire.
RépondreSupprimerJ'ai entendu parler de cette poétesse pour la première fois lors d'un entretien entre François Busnel et André Velter. André Velter disait qu'il avait trouvé "consolation" après la perte d'une femme aimée auprès des lectures de trois grandes figures de la poésie française dont Marceline Desbordes-Valmore avec Catherine Pozzi et Louise Labé en fait partie.Christian Bobin la cite très souvent.
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