Aujourd'hui nous sommes sortis avec les enfants et un ami au restaurant.
Les enfants, petits encore, jouent avec trois fois rien.
Ils se cachent sous la table. Ils nous font sourire.
La question se pose: si nous pouvions retourner dans le passé... quel moment choisirions nous?
Quand fut venu mon tour, j'ai spontanément parlé de ce séjour d'un an passé en Allemagne pour mes études.Quand je l'évoque, un ciel bleu se dessine devant moi. Les bras grand ouverts, tendus vers ce ciel bleu, je respire à plein poumons.
Cette "expérience" demeura très enrichissante.
Ce que j'ignorais jusqu'alors, c'est qu'elle continuerait à porter ses fruits pour toujours.
Cet automne, alors que j'étais prise d'une profonde angoisse, sans m'en rendre compte je suis allée chercher ce souvenir. En me rendant à la médiathèque, pour restituer les livres empruntés, je me suis dirigée instinctivement vers le rayon de la littérature allemande à la recherche d'un livre de poèmes dans sa version originale.
Le soir, au coucher, la lecture de ces poèmes m'a énormément apaisée même si j'étais incapable de tous les comprendre. Avec cette voix paradoxalement étrangère et si intime, si lointaine et pourtant proche, je me suis sentie rassurée.
Quand j'ai fermé les yeux, ce souvenir d'Allemagne a refait surface.
L'angoisse s'est dissipée.
Je ne voudrai jamais oublier que je porte ce petit bout de ciel bleu en moi.
Je n'aime que les livres dont les pages sont imbibées de ciel bleu _
de ce bleu qui a fait l'épreuve de la mort.
C. Bobin

Revenir aux souvenirs du passé nous réchauffe parfois, mais rien ne peut nous faire oublier que vivre c'est le moment présent. Bonne journée El Linda. Kiss
RépondreSupprimer
RépondreSupprimerce que tu dis est juste. c'est vrai que ces derniers temps je revisite beaucoup le passé mais cela ne m'empêche pas de saisir l'instant présent. Merci de t'arrêter très souvent chez moi. J'apprécie beaucoup. Bises El Lysées.
Tu ne l'oublieras jamais ce petit bout de ciel bleu, El Linda, il est en toi, il est dans ton coeur à tout jamais. Et tu sais combien il t'est précieux.
RépondreSupprimer
SupprimerMerci Françoise.