"Si je n'avais pas retrouvé la photo où je marche auprès de mon père,
peut-être ne serai-je pas revenu vers lui, ni vers ma
mère, ni vers personne. Il est probable néanmoins que sans
ce cliché offert par le hasard, j'aurais tout de même
parcouru le chemin. Car s'il est un support qui me
convient: c'est un livre. On écrit pas pour soi, mais
pour les autres, pour les morts qui subsistent en nous, et
pour les vivants qui nous lisent. Même les manuscrits
volontairement laissés au fond des tiroirs s'adressent
à quelqu'un, à des parents perdus, à des passions
anciennes, parfois à des proches qui ne l'apprendront
jamais. Et c'est encore plus vrai quand on écrit en
hommage à des défunts aimés ou admirés. Les livres
alors, comme le font les poèmes dressent des tombeaux. Ils
ne recouvrent pas de marbre les morts, ils les revêtent
d'une douce ferveur. Ce sont des urnes à porter de
main, qu'il nous suffit d'ouvrir où nous plongeons
nos souvenirs et dont les cendres sont les
mots."
Jean-Michel Delacomptée - " Ecrire pour quelqu'un"
peut-être ne serai-je pas revenu vers lui, ni vers ma
mère, ni vers personne. Il est probable néanmoins que sans
ce cliché offert par le hasard, j'aurais tout de même
parcouru le chemin. Car s'il est un support qui me
convient: c'est un livre. On écrit pas pour soi, mais
pour les autres, pour les morts qui subsistent en nous, et
pour les vivants qui nous lisent. Même les manuscrits
volontairement laissés au fond des tiroirs s'adressent
à quelqu'un, à des parents perdus, à des passions
anciennes, parfois à des proches qui ne l'apprendront
jamais. Et c'est encore plus vrai quand on écrit en
hommage à des défunts aimés ou admirés. Les livres
alors, comme le font les poèmes dressent des tombeaux. Ils
ne recouvrent pas de marbre les morts, ils les revêtent
d'une douce ferveur. Ce sont des urnes à porter de
main, qu'il nous suffit d'ouvrir où nous plongeons
nos souvenirs et dont les cendres sont les
mots."
Jean-Michel Delacomptée - " Ecrire pour quelqu'un"

je suis d'accord. On n'écrit pas pour soi quand on écrit sur un blog. Sinon on griffonnerait sur des cahiers. Et même là, on a sans doute toujours le secret désir que quelqu'un tombe dessus, ne serait-ce que nous-mêmes avec vingt ans de plus, quand on est devenu autre que l'on était par la simple magie du temps qui passe.
RépondreSupprimerJoli billet, El Linda.
¸¸.•*¨*• ☆
me vient cette idée qu'écrire, c'est aussi laisser quelque chose de tangible de soi, en l'occurrence l'encre qui s'est écoulée de notre âme....
Supprimerje suis heureuse de te voir passer par là.
On dit qu'écrire c'est crier en silence ! Ne l'entendraient que ceux et celles qui veulent bien lire nos écrits. Les paroles s'envolent, les écrits restent, ils seront donc lus tôt ou tard, par ceux etc elles à qui ils sont destinés ou tout simplement par quelqu'un qui boit les mots comme dans une source de jouvence ou comme indiqué dans l'épitaphe de ton blog pour espérer trouver une belle rencontre dans ce seul lieu intime qu'est le livre. Merci El Linda pour ton texte magnifique et belle journée.
RépondreSupprimereffectivement les cris - l'écrit ne diffèrent que dans leur orthographe...
SupprimerSerais-tu de retour... ?
j'ai hâte de me plonger prochainement dans ton cri de papier...
Belle semaine à toi.
Bonsoir El Linda
RépondreSupprimerTon billet va tout à fait bien avec celui que j'ai déposé aujourd'hui, sur l'importance de laisser des écrits, des mots...
Belle soirée à toi. Je t'embrasse.
RépondreSupprimeroui, j'ai pu le constater!
Je m'émerveille toujours quand il arrive aux pensées de se croiser...
Belle soirée à toi.