Je suis vivant.
Je suis vivant à l’heure où j’écris cette première phrase et vous êtes vivant à l’heure où vous la lisez. D’autres heures suivront, jusqu’à celle où je ne pourrai plus écrire cette phrase et où vous ne saurez plus la lire. Oui, d’autres heures viendront, nécessairement. Ne nous en soucions pas. Pour l’instant, avec nos yeux éphémères, avec nos âmes passagères, saluons-nous, moi en écrivant, vous en me lisant.
Christian Bobin, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Photographies Édouard Boubat.

Évidemment, personne n'écrira jamais « je suis mort » quand il le sera véritablement.
RépondreSupprimerN'empêche qu'on peut quand même être mort :
— mort de rire — mort de fatigue — parfois on meurt de soif (en réalité non…) — même chose pour mort de faim — mort de peur — etc.
un jour on m'a dit : tu devrais voir ce film, c'est mortel ! Tu penses bien que je n'y suis pas allé…
Cela dit on va tous, claquer, clamser, sortir les pieds devant, caner, décéder (Delta Charlie Delta), être rapatrié par télégramme, fermer son vasistas, passer de l'autre côté de la barrière ou l'arme à gauche, se rencarder avec le grand barbu pour le dépôt de bilan, avaler sa chique, souffler la veilleuse, et autres expressions toutes plus poétiques les unes que les autres qui nous donnent envie d'aller voir chez Thanatos quand c'est-y qu'on est sur la liste.
;-)
Un hymne à la vie : éphémère, fragile, belle et condamnée d'avance...
SupprimerThanatos ? On est sur sa liste dès la première seconde, de toute façon.
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Merci pour vos passages. En fait c'est pas la super forme!!!
SupprimerAh zut !
SupprimerDésolé pour toi si ça ne va pas très fort.
Je pense bien à toi et t'embrasse avec affection