samedi 6 novembre 2021

Catherine Pozzi (1)

 

Ce qui ne peut devenir nuit ou flamme, il faut le taire.
Je suis un des points singuliers par où la souffrance de la planète rayonne.
J'écris pour ne pas mourir de solitude.
J'ai peur de vos bras qui tout de suite ont la forme de mon âme.
Le pure et le grave.
On aime comme on est.
J'aime sérieux.
Je fais chaque fois ma première communion.
L'homme qui partagera mon travail, je serai sienne.
Le mal de Dieu est un feu dans la nuit.

                                           Catherine Pozzi, extrait du journal
                                           Photo: Katia Chausheva

7 commentaires:

  1. Ne fut-elle pas l'une des maîtresses déçue de Paul Valéry ?
    Et tellement jalouse…
    Que de souffrance chez cette femme rongée par la tuberculose !
    Incapacité d'aimer et d'être aimée.
    Pourquoi ce choix ?
    Parce qu'elle est pathétique ?

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    1. j'avais envie de connaitre un peu plus l'histoire de cette femme.... dont j'ai certains traits de ressemblance (enfin, il me semble......) et peut-être pas les plus "reluisants".... J'aime ses poèmes qui mettent en scène l'univers et cette quête sans fin de réussir à relier le corps, l'âme et le coeur.....

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    2. Alors peut-être que tu nous en diras plus sur ce qu'elle « t'apporte »…

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  2. Une quête impossible, plus acceptable dès que l'on sait qu'elle est sans issue. Apprendre a aimer ce qui nous est offert, à donner sans retour, et tresser un bonheur humble qui rend heureux l'autre, les autres, qui veut prendre en fait. Je me suis fait à cette idée: ce sera pour une autre vie.

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    1. et moi qui croyait cette quête possible, vaine, salutaire....

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  3. Elle ne peut que parler à l'âme. Nébuleuse, sibylline, parlant par symboles...
    On sent une écorchée vive qui endosse la souffrance du monde comme un manteau.
    Tendre pensées, chère Ellinda
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. elle touche en tout cas quelque chose en moi. tu parles d'un manteau, elle adorait les robes...
      Je t'embrasse, Célestine.

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