Quel bonheur que d’écrire, quel bonheur que de pouvoir, la nuit, souvent la nuit, s’introduire en soi et dépeindre ce qu’on y voit, ce qu’on y sent, ce qu’on entend que murmurent les souvenirs, la nostalgie ou le besoin de retrouver intacte sa propre grâce évanouie, évanouie dans la réalité mais bien vivante au fond de soi, vivante au fond de soi et éclairée au loin comme une maison dans la nuit, une maison vers laquelle on laisse guider ses pas, seul, conduit par la confiance, l’inspiration, ses intuitions renaissantes, par le désir de rejoindre cet endroit qu’on voit briller au loin dans les ténèbres, attirant, illuminé, en sachant que c’est chez soi, que c’est là que se trouve enfermé, au fond de soi, ce qu’on a de plus précieux, son être le plus secret.
L'amour et les forêts - Eric Reinhardt

Avoir le courage de retrouver au fond de soi nos vrais trésors!
RépondreSupprimercette lumière à cette fenêtre agit comme celle contenue dans un trésor qui s'en dégagerait une fois le coffre ouvert.....
SupprimerFinalement, voilà un bonheur que je partage.
RépondreSupprimerJe n'ai pas le talent de cet auteur, mais descendre au fond de soi pour y cueillir les mots que notre intériorité nous souffle, ça compte parmi les plus grandes joies,… et même plus parfois…
La difficulté qui rebute souvent c'est de penser qu'on va descendre dans un cloaque nauséabond et qu'on ne saura pas le traverser et trouver la source la plus fraîche du monde, là, juste à côté…
je t'ai souvent entendu évoquer ce bonheur. Ce don de toi à travers tes récits est une belle richesse que tu offres aux autres.
SupprimerChacune de ses miettes de nuit emporte loin du monde l'écrivain. Il atteint le cœur de ce village secret qu'est son intimité. L'écriture, c'est son voyage. Tout est différent quand la soleil est éteint. Parole d'écrivain.
RépondreSupprimerJ'aime être importée loin du monde où les frontières du temps et de l'espace s'effacent. Ce que tu écris est beau et très imagé.
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