Me voilà seule depuis jeudi et pour quelques jours encore.
J'apprécie cette solitude, ce silence autour de moi: de pouvoir effectuer des travaux de rangement, de ménage, de tri, de préparation de la rentrée - dans le calme, sans être interrompue.
Je me lève de bonne heure (pas à l'aube non plus!), et travaille sans relâche jusqu'au soir.
En fait, plus je m'atèle par ci, par là, plus je vois ce qu'il y a à faire et qui est resté en suspend.
Beaucoup de petites tâches accomplies resteront du domaine de l'invisible.
J'ai énormément jeté, je n'aime pas accumuler. De tout temps.
Sur mes étagères, dans mes armoires, mes tiroirs, il y 'a toujours une place vide, pour un éventuel accueil, comme une respiration nécessaire.
Il y'a encore du boulot, car le chantier du tri n'est pas une mince affaire, surtout que nous avons dû récupérer, toutes les affaires de la maison française que mes beaux parents ont quittée pour reconstruire à zéro en Italie.
Des affaires gardées croyant qu'elles serviront, mais qui n'ont jamais servi, déposées en vrac dans notre cave autour desquelles de belles toiles d'araignées se sont tissées. Ne pas parvenir à attaquer ce chantier là a de quoi me déprimer quelques fois. Pour celui là, il faut être deux!
Un jour peut-être, ou peut-être pas.
Je dois accepter que ce rêve de grand dépouillement, de désencombrement n'est plus pour cette vie là.
Il me reste encore deux, trois jours de cohabitation avec moi-même, à savourer avant la reprise, avant leur retour. Pendant lesquels je me fais une joie de préparer culinairement parlant leur retour:
Pour la petite ce sera kneps - lardons (spécialité locale) - tiramisu - nougat
Pour la grande et le papa : gratin d'aubergines - riz au lait / yaourt maison.
Hier ou avant-hier, ces quelques jours de solitude m'ont fait repenser à l'enfance, à un été où mes parents étaient partis avec mon frère en cure. Je n'avais pas eu envie de les accompagner. Je devais avoir quinze, seize ans. Je partais en vélo faire mes courses dans un supermarché à 7 kms. Je me revois dans le jardin, cueillir les haricots verts, le soleil prêt à se coucher, levant les yeux vers le ciel, prenant un grande inspiration, là heureuse, les pieds dans la terre reliée au Tout. Songeuse? sans doute! Je me demandais certainement ce que je deviendrai plus tard, où je serai.
Demain, j'irais voir ma grand-mère. Je lui ai proposé de cuisiner, de manger et de passer le midi avec elle. Je lui demanderai si elle a des regrets, des choses qu'elle referait ou pas...
Je viendrai plus tard répondre à vos commentaires de mon précédent billet.
Je vous remercie pour votre fidélité.

Je suis seule aussi et je goûte le bonheur de ne répondre que de moi, de vivre à mon rythme et de respirer large, sans blocage.
RépondreSupprimerJ'aime ce que tu dis dans ce billet.
Etre reliée au grand tout en gardant les pieds ancrés sur la terre, voilà une sensation que je cultive quotidiennement.
Les objets encombrants, la simplification, le sujet est venu dans les commentaires sur mon dernier billet. Garde ce rêve pour cette vie là, c'est très possible.
Il existe des tas de formules pour faire des heureux en redistribuant ce qui ne nous est plus utile, le secours populaire, Emmaüs, le bon coin...J'ai beaucoup dépouillé chez moi, et je m'en suis sentie comme lavée de miasmes.
Et puis, c'est tellement plus facile de faire le ménage ensuite...
Quant au nougat, j'espère que c'est du bon, du vrai, de l'unique...
Bisous belle amie
¸¸.•*¨*• ☆
Quel bonheur de te savoir là, de t'entendre à nouveau. Je ne suis pas encore allée lire vos billets respectifs... j'irai demain prendre des nouvelles, des uns et des autres. pour ce qui est du nougat, je l'ai acheté... c'est le seul aliment de la liste que je n'aurai pas préparé maison. je t'embrasse. Bonne nuit, stella.
RépondreSupprimerAvoir un moment à soi, c'est une belle séquence d'hygiène de vie, pour se dépoussiérer le moral, remettre ses pendules à l'heures, se débarrasser de ses scories, comme une mue de sa peau. Ainsi, on est fin prête pour entamer une année, on se alors plus légère.
RépondreSupprimerPour le nougat, il est vrai qu'il existe une ville en France, qui détient le plus bon et le plus exquis des nougats: Montélimar. Bises à toi El Linda
et même si quelques jours ne furent pas de tout repos, ils m'ont fait un bien fou. Merci et bises à toi Bizak.
SupprimerOups! On se sent alors plus légère.
RépondreSupprimerLa vie, la vraie, rien que pour soi...
RépondreSupprimerUn rêve que je ne sais pas atteindre.
Quand à remettre tout en ordre...
je ne sais Letienne, si la vie, la vraie est de n'être (naître?) que pour soi... mais d'être de temps à autre seule, sur une longue période c'est appréciable. ça a quelque chose de ressourçant. Bises désordonnées pour toi ce soir.
SupprimerJe suis actuellement dans une période où je ressens le besoin de faire du tri, de faire de la place, car l'inertie des objets accumulés depuis des années, entraîne notre inertie également.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup tes mots : "Sur mes étagères, dans mes armoires, mes tiroirs, il y a toujours une place vide, pour un éventuel accueil, comme une respiration nécessaire."
A bientôt, El Linda. Je t'embrasse.
bonsoir Françoise, oui c'est un peu ça... j'aime l'idée que l'inertie des objets entraîne la nôtre. de temps à temps cela fait du bien! belle semaine à toi. Je t'embrasse.
SupprimerTu nous manques !
RépondreSupprimerTu reviens quand ?
Douces pensées, chère poète
¸¸.•*¨*• ☆