mercredi 21 avril 2021

Fabienne Jacob

 Fabienne Jacob...




Romancière, elle est l'auteure d'une œuvre romanesque qui explore le corps, la sensation et l'origine et a été nommée à deux reprises au prix Femina.





Il m'est arrivée de retrouver en feuilletant les pages de son oeuvre, le jaune éclaboussé, éclaboussant nos campagnes, les champs de blé, l'odeur du foin et de la terre, la fraicheur de l'herbe, la chaleur douce des premiers rayons de soleil avant que n'arrive l'été.
Les jeux de l'enfance, ceux de s'égarer seul dans les champs de maïs aux épis deux fois plus grands que nous avec la peur de se perdre en plein milieu sans réussir à revenir au bord, d'arriver en retard à la maison et de se faire gronder.
Avec la peur justifiée de tomber nez à nez avec la moissonneuse-batteuse, cette terrifiante machine capable de broyer un homme...
Que de fois étions-nous mis en garde. Que de fois nous nous sommes racontés les uns aux autres la mort vraie ou inventée d'un tel qui s'était rapproché d'elle un peu trop près....
Le champs de blé, de maïs et les discrètes écorchures sur nos bras, nos mollets, nos jambes dont nous sentions la brûlure se raviver au passage de l'eau, le soir quand venait l'heure de la douche.
Tout m'est revenu, tout!
Les bottes de pailles qui rythmaient le paysage dont le principal défi était de réussir à grimper au sommet!
Il fallait pour cela s'aider les uns les autres, faire oeuvre de solidarité. Pas de gagnants- pas de perdants.
Et puis les cabanes que nous nous fabriquions dans les haies, petit refuge pour jouer aux cartes, au tas de m.... aux osselets, à la poupée, installer une table de fortune, une couverture, de quoi manger.... Refuge pour exclure ou privilégier, car réservé qu'à un petit nombre d'élus, ceux qui avaient réussi à passer le test..... Oh mon Dieu, celui de tenir dans sa main plus de 5 secondes le fil électrisé de la clôture du champs où broutaient les vaches! Celui de déglutir des vers de terre! ou de grimper à un arbre.
La chamailleries avec les copains.
Les coucous, dont j'apprendrai plus tard qu'elles sont les primevères.
Les ronces des rosiers sauvages et des plants de muriers tâchant nos vêtements.
Tout m'est revenu, tout!


4 commentaires:

  1. Les coucous... mes élèves en cueillaient dans les fossés pour me les offrir...

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    1. il fallait nos deux mains pour tenir un gros bouquet....

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  2. Merveilleuse plongée dans les souvenirs d'enfance.
    Une petite madeleine bien à toi.
    Moi c'est le parfum des foins et des tilleuls. je craque. J'ai cinq ans.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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