J’ai passé mes jours à accorder et à désaccorder ma lyre.
Je n’ai pas pu trouver le juste rythme ; les mots n’ont pas été bien assemblés ; il reste seulement l’agonie
du souhait dans mon cœur.
La fleur ne s’est pas ouverte ; seulement, auprès d’elle, le vent soupire.
Je n’ai pas vu sa face, je n’ai pas prêté l’oreille à sa voix ; seulement, j’ai entendu ses pas tranquilles sur la route devant ma maison.
Tout le long jour de ma vie s’est écoulé tandis que je dressais dans ma maison son siège ; mais la lampe n’a pas été allumée, et je ne puis l’inviter à entrer.
Je vis dans l’espoir de sa rencontre ; mais cette rencontre n’est pas encore.
L'offrande lyrique de Rabîndranâth Tagore

C’est un beau texte, un peu nostalgique. Un parfum de regret y flotte. Mais l’espoir est une flamme.
RépondreSupprimerBisous
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La dernière phrase est cette flamme...
SupprimerLe rythme d'une fine pluie continue sur un mur de regrets. C'est touchant de vérité.
RépondreSupprimerMais le soleil qui est en chemin va venir sécher ces perles grises.
Ah, le soleil! le soleil!
SupprimerJ'aime beaucoup ce recueil de Tagore...
RépondreSupprimerJ'aime le relire de temps en temps:
"Que seulement je fasse de ma vie une chose simple et droite pareille à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique"
Je ne suis pas encore arrivée à ce passage, mais la flûte de roseau me fait penser à un poème de Rumi...
Supprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=09458LIJwmw