vendredi 23 avril 2021

Lumières du corps (1)

 


Tout ne se comprend qu’en mouvement, si l’on s’arrête, si l’on s’immobilise sur un mot, sur une scène, tout s’écroule et se fige en un chaos incompréhensible, c’est seulement dans l’écoulement, dans la dépense, la perte et le reprise du sens – et avec son ombre négative-, que la phrase existe….. A l’arrêt tout se bloque, rien n’est possible. On ne comprend le langage, comme la musique, que dans le mouvement respiré. Nous les parlants, avons affaire sans cesse à des passages de mots, à la mer qui s’ouvre, à la mort qui s’ouvre devant soi et que l’on passe. Le théâtre est le plus pascal de tous les arts.


Lumières du corps

Valère Novarina.

7 commentaires:

  1. Comme la musique cependant le corps à besoin de pauses et de soupirs pour continuer à jouer les notes de la vie...

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  2. Le propos est intéressant sur l'incessant mouvement de la vie.
    Chaque fois que l'on s'arrête on se fige.
    Toute interruption est une dégringolade.

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  3. Ce sont les pauses qui offrent au corps la grâce du mouvement. Et les deux dessinent un équilibre dans l'espace qui nous enlace.

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  4. La vie c'est comme la bicyclette, si on ralentit trop, on tombe ? ;-)
    Mais mettre pied à terre, parfois, c'est bénéfique...
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Cela me fait sourire et penser à une scène avec Louis de Funès dans Rabbi Jacob.... et Sliman...

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